14.11.2008

Préambule

Ce blog n'est pas abandonné, mais j'essaie de me documenter un maximum sur les sujets que je traite et cela me prend du temps ...

Temps dont je ne dispose pas pour le moment comme je le souhaiterais...

Ne perdez pas ce lien, continuez de m'encourager par vos visites ...

Nouvel article : Billet de 1 Litas !

Nouvel article : Billet de 2 Litas !

Nouvel article : Billet de 5 Litas ! + mise à jour explication verso

A très vite !

Image : Billet de 1 Litas

Il est grand temps de terminer cette série. Je vous présente donc :

Billet de 1 Litas (1994-1997) :

Recto :

lithuania53s-1994o.JPG

Verso :

lithuania53s-1994r.JPG

C'est le seul billet de banque Lituanien représentant une femme !

Nous y retrouvons Julija Beniuševičiūtė (Žymantienė de son nom de mariage), née le 4 Juin 1845 à Bukantė (Région de Plungė) et décédée le 7 décembre 1921 à Marijampolė.

Mais c'est surtout sous le pseudonyme de Žemaitė (Samogatienne en Français) que nous la connaissons. Née dans un manoir de la région de Kovno (Russie Impériale) ses parents lui interdisent enfant de jouer avec les enfants des classes sociales inférieures et même d'apprendre le Lituanien. Cela s'explique par la Polonisation du langage de la noblesse, dévalorisant le Lituanien au profit du Polonais. Cependant, elle finit par apprendre cette langue et gagna par la même occasion l'affection des classes populaires. Elle prit conscience de la misère des classes populaires et ceci influença grandement son travail par la suite. Bien qu'elle n'ai reçu aucune éduction, Zemaite s'instruit elle même en lisant de nombreux ouvrages.

Elle apporta son soutiens à l'insurrection Polonaise de 1863 et épousa un membre actif de celle-ci (Laurynas Žymantas) qu'elle rencontra dans le village de Džiuginėnaiou tous deux travaillaient. Les 20 années suivantes, elle les passa à travailler à la ferme, élever leurs enfants et lutter contre la pauvreté. En 1883, la famille déménage vers un village près de la ville d'Užventis.

C'est là qu'elle entre en contact avec Povilas Višinskis qui lui fournit diverses revues et journaux, notamment (Aušra, Varpas, Apžvalga) dont nous avons déjà parlé. Ceci avive son envie d'écrire et de participer au renouveau de la Lituanie.

Sa première publication, Rudens vakaras (que l'on peut traduire par Soir d'automne) fut publiée dans un calendrier en 1895.

Višinskis qui est linguiste et Jonas Jablonskis (Billet de 5 Litas !) l'aident à s'améliorer et participent ainsi à son succès.

En 1912, elle déménage à Vilnius où elle travailla comme administratrice et dans l'équipe éditoriale de plusieurs publications. Au début de la Première Guerre mondiale, elle émigre vers la Russie et, plus tard, vers les États-Unis où son fils Antanas vit depuis plusieurs années. Elle y donne des cours à différentes organisations américano-lituaniennes, y collecte des fonds pour les victimes de la guerre et écrit des articles pour la presse locale.

En 1921, elle décide de retourner en Lituanie et y meurs la même année.

Ses écrits portent en majorité sur la condition paysanne, elle utilise un vocabulaire simple mais riche, proche du leur. Ses écrits son principalement sombre car elle y traite de la pauvreté, du matérialisme, des disputes dans les foyers... L'intérêt principal repose en le fait qu'elle y dépeint la vie de tous les jours, avec les disputes insignifiantes, les conversations, les paysages, ce qui en fait un véritable témoignage. Cependant, elle n'entre jamais dans des explications, ni n'avance de théories.

Au verso nous y voyons une vue de l'église St. Joseph de Paluse (1747-1757, Folk Baroque) de la région d'Ignalina.

250px-Church_of_Palushe.jpg

05.11.2008

Image : Billet de 2 Litas

Nous approchons doucement de la fin de cette série. Laissez moi ce matin vous présentez un autre inconnu pour les arrivés d'après 1997, j'ai nommé le billet de 2 Litas.

Billet de 2 Litas (1993-1997) :

Recto :

lithuania54s-1993o.JPG

Verso :

lithuania54s-1993r.JPG

Au recto nous pouvons voir le portrait de Motiejus Valančius, né le 16 février 1801 dans une bonne famille à Narsėnai (Région de Kretinga) et mort le 29 Mai 1875 à Kaunas.

Tôt dans sa vie il fut rebaptisé avec un nom Polonisé comme l'usage le voulait pour les familles nobles de l'époque. Il devint donc : Maciej Wołonczewski. Grâce à ce nom polonisé il eu accès à l'éducation sans aucun problème, et c'est ainsi qu'en 1816 il entra à l'école Dominicaine "Žemaičių Kalvarija" puis six ans plus tard, il étudia au Séminaire Théologique de Varniai. De la, il passa au séminaire suprême de Vilnius en 1824, dont il fut diplômé en 1826. Ordonné prêtre la même année, il passa six ans à enseigner la religion au Belarus avant de revenir en Lituanie en 1824 pour y prendre un poste d'enseignant à l'école secondaire de Kražiai.

En 1840 il se voit assigné à l'Académie théologique de Vilnius, ou il obtint en 1842 son doctorat de théologie avant que la même année, sur ordre du Tsar, l'académie entière, enseignants et élèves soit déplacée à St Petersbourg (Russie). En 1845, Valancius rentre en Lituanie touché par des problèmes de santé et nommé jusqu'en 1850 Recteur du Séminaire théologique de Varniai. Du fait de son absence de Lituanie en 1931, date du soulèvement anti-Russe, il était considéré comme politiquement neutre, ce qui facilita sa nomination comme Evêque de Samogitie (Partie Nord-Ouest de la Lituanie). Il sert à ce poste pendant les 25 années suivante, guidant le diocèse religieusement, politiquement mais aussi socialement. Cependant son influence ne se borne pas aux frontières de la Samogitie et il rayonne sur toute la Lituanie. En 1858 il inaugure un mouvement de "ligue de tempérance" ayant pour but de réduire la consommation d'alcool et drogues, qui regroupera presque la moitié du pays. En 1858 il rédige aussi un livre sur l'histoire du diocèse de Samogitie, qui à toujours aujourd'hui une grande valeur historique et scientifique.

 

En 1864-1865 ses travaux et services furent interrompus par le gouvernement Russe qui commença à le restreindre. Il mit alors ses efforts dans la limitation de la politique de Russification, en aidant notamment à l'impression de livres en Lituanien en Prusse Orientale par les Knygnešiai, personne transportant en secret des livres. Ce réseau devint le symbole de la résistance Lituanienne.

En 1874 il tomba malade et mourus à Kaunas le 29 Mai 1875

 

Au verso, qui n'aura pas reconnu le Château de Trakai, dont je ne m'attarderais pas dessus pour le moment car cela fera sans aucun doute l'objet d'un ou plusieurs articles ...

03.11.2008

Image : Billet de 5 Litas

Continuons la série avec le billet de 5 Litas. Billet de 5 Litas me direz vous ?

Oui, ce billet a disparu en 1997 au profit de la pièce de 5 Litas. Il a donc eu court entre 1993 et 1997 et nos amis qui sont passés par la avant 97 ont donc eu la chance d'en avoir entre les mains ...

Billet de 5 Litas (1993-1997) :

Recto :

lithuania55s-1993o.JPG

Verso :

lithuania55s-1993r.JPG

Au recto nous trouvons le portrait de Jonas Jablonskis, né le 30 Décembre 1860 à Kubilėliai, (région de Šakiai) et mort le 23 février 1930 à Kaunas.

Entre 1881 et 1885, Jonas part étudier les langues classiques à l'université d'état de Moscou. A son retour en Lituanie, il lui fut impossible de trouver un post de professeur. En effet, Jonas étant de confession catholique, la politique de Russification mise en place favorisait les personnes de confession orthodoxe à ces postes essentiels pour l'éduction de la population. Il donna donc des cours privés et effectua de petits travaux du côté de la ville de Marijampole.

En 1889 il fut enfin accepté comme professeur de Grec et de Latin en Lettonie, dans la ville de Jelgava. Il resta à ce poste jusqu'en 1896. Il devint apprécié des Lituaniens instruits et son domicile se transforma vite en lieu de rencontre. Il mit à profit les vacances scolaires de l'été 1896 pour commencer de collecter des informations sur la langue Lituanienne auprès de Lituanien ayant le Lituanien comme langue maternelle. Ces activités furent peu appréciées des autorités et il fut expulsé à Tallin (Estonie).

L'académie des sciences de Russie lui confiât alors l'édition du dictionnaire rédigé par Antanas Juška, récemment décédé, tâche qu'il continue dans la ville Russe de Pskov car il venait d'être renvoyé de Tallin en 1901 et même bannis de Lituanie en 1902.

C'est à cette même époque qu'il écrivit Lietuviškos kalbos gramatika (Grammaire Lituanienne), sous le pseudonyme de Petras Kriaušaitis. L'administration Russe ayant interdit l'impression de livres Lituaniens en caractères Latin (et plus généralement la culture Lituanienne sous toutes ces formes, écriture, langue ...) le livre fut publié à Sovetsk, en Prusse-Orientale.

En 1903, autorisé à revenir en Lituanie, il se rendit à Šiauliai puis à Vilnius en 1904. L'interdiction de la presse levée en 1904 lui donna alors la possibilité de participer aux journaux Vilniaus žinios et Lietuvos ūkininkas, et au journal Aušra.

Entre 1906 et 1908 c'est à Panevėžys qu'il enseigne avant d'être contraint en 1908 de déménager à Brest (Belarus) à cause d'ennuis financiers. Il y enseignât jusqu'en 1912 avant d'être transféré à Hrodna (Belarus, on y trouve le château résidence d'été des rois de Pologne).

La première guerre mondiale éclatant, l'école entière est évacuée à Velij (Russie, ou au XIV siècle s'élevait un château Lituanien chargé de défendre les frontières nord du Grand Duché de Lituanie). Entre 1915 et 1918, c'est à Voronej (Russie) qu'il enseigne aux réfugiés Lituaniens. IL retourne ensuite à Vilnius, très handicapé et dans un fauteuil roulant.

En 1919, le gouvernement Lituanien le fait évacuer à Kaunas lors de la prise de Vilnius par les Polonais. A l'Ouverture de l'université Vytautas Magnus, il fut élu professeur honorifique et y enseignât le Lituanien jusqu'en 1926. Il meurt en 1930 après avoir notamment travailler à normaliser les terminaisons et l'orthographe lituanienne.

Jablonskis est considéré comme le père du Lituanien moderne, qu'il a arrangé, organisé et permis de conserver au travers de la période d'interdiction Russe.

Au verso, nous retrouvons une sculpturede Petras Rimða (1881-1961) d'une mère apprenant en secret à son enfant à lire pendant la période Tsariste ou le régime interdisait l'utilisation de livres en Lituanien avec des caractères Latins. Vous pouvez voir cette sculpture dans le Musée de Kaunas représenté au dos du billet de 20 Litas.

 

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